Comment préparer l’avenir de ses enfants ? – Étude de cas #9

Comment préparer l’avenir de ses enfants ? Lorsqu’on est parent, il est normal de se poser cette question car nous nous soucions de l’avenir de nos enfants. Nous voulons le meilleur pour eux. Qu’ils réussissent et ne commettent pas les mêmes erreurs que nous.

Nous avons la chance d’avoir des parents qui nous ont guidés et aidés du mieux qu’ils le pouvaient, que ce soit à l’école ou dans le début de notre vie active. Cela s’est traduit par une éducation, une incitation aux études et parfois quelques remontrances quand cela s’avérait nécessaire.

Même à ce jour, nous continuons de nous appuyer sur leurs expériences respectives dans de nombreux domaines, le plus important étant le domaine de la parentalité et tout ce qui peut en découler. Nos parents ont chacun eu trois enfants qui tous, s’en sortent bien dans la vie. Nos parents ont donc réussi avec succès à nous guider vers la vie active, et nous puisons maintenant dans leur expérience pour guider notre propre enfant, tout en lui inculquant nos valeurs.

Les lecteurs de cet article ont également lu l’article : « Nos enfants riches et brillants »

L’éducation et la transmission des valeurs

La transmission du savoir-être par les parents

Nous estimons que nous avons tous deux bénéficié d’une bonne éducation de la part de nos parents et grands-parents. Maintenant que nous sommes parents, et même si nous n’appliquons pas forcément la même méthode éducative, nous nous appuyons sur cette éducation pour éduquer notre fils de la “bonne façon”. Cela reste bien entendu très subjectif, mais nous mettons un accent particulier sur la politesse, le respect, l’ouverture d’esprit, l’esprit d’initiative, et la curiosité.

L’éducation scolaire et périscolaire

Cadre légal

L’éducation scolaire est obligatoire à partir de l’année de naissance des 3 ans et jusqu’à 16 ans révolus. 

Cette éducation peut être réalisée de 3 façons :

  • Dans un établissement public,
  • Au sein d’un établissement privé,
  • Assurée par les parents.

Ensuite, les jeunes ont l’obligation de se former de 16 ans à 18 ans. Pour cela, 5 options s’offrent à eux, soit être :

  • Employé et donc formé dans la vie active,
  • En service civique et donc toucher une indemnisation,
  • En cours d’accompagnement ou d’insertion sociale et professionnelle,
  • Apprenti,
  • Scolarisé.

Remarque importante : il est à noter que certaines options de formation sont comptabilisées dans la retraite anticipée pour carrière longue.

Pour nous

Pour notre part, nous n’envisageons pas de faire l’éducation de notre enfant par nous-même. Être professeur est un métier et il ne s’improvise pas. De plus, il nous paraît important que notre enfant côtoie différentes autorités et surtout participe à la vie en société. 

À ce jour, nous ne prévoyons pas non plus de l’inscrire dans un établissement privé. Nous payons nos impôts pour soutenir les établissements publics, ce n’est pas pour payer en double pour le privé. Ce choix n’est pas définitif et dépendra des besoins de notre enfant.

Nous attendons que notre fils suive du mieux qu’il le pourra son parcours scolaire et qu’il fasse ses choix de façon éclairée. Malgré nos expériences respectives avec les conseillers d’orientation pour le moins décevantes, nous espérons que nous saurons l’aider dans son orientation. Nous ferons en sorte qu’il puisse évaluer l’impact de ses choix en termes d’avantages et d’inconvénients pour sa vie active (intérêt du poste, pénibilité, salaire, contrainte journalière, liberté…) et en adéquation avec ses objectifs personnels.

Concernant les études longues, nous ne sommes pas catégoriques. Bien que tous les deux diplômés, cela ne nous a pas empêché d’être embauchés au revenu minimum. Même après 10 ans de carrière et d’évolutions, nous atteignons tout juste le niveau de la classe moyenne.

Nous ne disons pas que nous ne souhaitons pas qu’il fasse des études ni encore moins qu’il soit mauvais à l’école ! Cependant, nous ne l’obligerons pas à faire de longues études ni à « éviter » les métiers manuels. Sur ce dernier point, cela vient principalement du fait que lors de la rénovation de notre résidence principale, tous les artisans que nous avons rencontrés gagnaient très bien leur vie et étaient parfaitement heureux de leur métier. En parallèle de cela, en côtoyant le monde de l’usinage, nous avons pu constater les salaires qui y étaient versés. Nous comprenons mieux l’expression “avoir des mains en or ».

La pénibilité du travail reste un point à ne pas prendre à la légère. Sur le long terme, ces métiers peuvent être épuisants. Si certains ont l’opportunité d’évoluer vers des postes de chef d’atelier ou de chantier, cela n’est pas la majorité.

L’éducation spécifique

Comme indiqué en introduction, il est naturel que chaque parent veuille le meilleur pour ses enfants. En plus de vouloir transmettre à notre fils un savoir-être et une éducation classique, nous souhaitons lui apporter plus et le préparer à l’avenir et au monde réel.

Cette éducation que nous souhaitons lui transmettre est très personnelle. En effet, chaque parent orientera son éducation spécifique en fonction de son parcours personnel. Un parent se focalisera sur les difficultés ou les réussites qu’il aura pu rencontrer ou dont il aura été témoin et qui l’auront le plus marquées. À tel point qu’il voudra les inculquer et les transmettre aux générations futures.

“Pour ma part (Fabien), mes parents n’ont pas eu la chance de faire les études qu’ils auraient souhaité ni le métier initial qu’ils voulaient. Ils ont dû commencer par un métier très dur physiquement. J’ai donc été fortement poussé à faire des études tout en m’orientant au maximum vers des métiers moins durs physiquement que le leur, moi qui initialement ne voulais même pas finir le collège. Ils ont réussi à me motiver jusqu’à la licence professionnelle et je les remercie pour cela. Il est paradoxale de noter que j’ai repris 6 ans plus tard mes études sur la base du volontariat, moi qui à la base détestait cela.”

Fabien

“De mon côté (Isabelle), mes parents ont tous les deux suivis des cursus scolaires longs. Si la pénibilité n’était pas une caractéristique de leur travail, ils ont choisi tous les deux de faire de nombreuses heures. Enfant, je n’ai manqué de rien, matériellement parlant. Ainsi, s’ils m’ont également incitée à poursuivre mes études jusqu’au niveau master, je ne souhaite pas m’orienter sur une carrière telle que la leur. Je préfère gagner moins et avoir du temps pour profiter de ma famille. Pour autant, grâce aux placements que nous réalisons, j’espère pouvoir apporter à notre fils tout ce dont il aura besoin.”

Isabelle

Maintenant, avec notre expérience actuelle (et à venir) du monde de l’investissement, nous nous rendons compte qu’en démarrant la vie active tôt, avec un bon salaire et en investissant dès le début, il est relativement facile de prendre sa retraite à 40 ans voire moins. Sans chercher à influencer trop notre fils dans ce sens, nous aimerions lui donner les moyens de suivre cette voie. Ayant commencé nous-mêmes à investir tardivement, cette cible ne nous est plus atteignable, mais elle l’est toujours pour notre enfant.

Nous essaierons donc de l’éduquer du mieux que nous le pourrons dans le domaine financier et de l’investissement afin qu’il puisse faire ses choix en toute connaissance de cause avant même de rentrer dans la vie active. Son avenir se prépare dès le début !

En effet, qui ne s’est pas senti très seul lors de sa première déclaration d’impôts ? Ou encore la première fois que l’on se retrouve devant un banquier pour une demande de prêt ? Ou lorsqu’on investit pour la première fois son argent et que l’on imagine déjà que l’on va tout perdre ?

Ce blog nous permet de tracer nos expériences, réussites comme échecs, et nous espérons qu’il aidera notre fils, et vous aussi !

Un début de patrimoine comme avenir

À la naissance de notre fils, nous avons tout de suite décidé de lui ouvrir un livret A pour placer l’argent qu’il pourrait recevoir des ses anniversaires et Noëls. Nous y avons d’entrée déposé les 2,5 k€ que nous n’avions pas dépensé à l’occasion de notre mariage.

Une assurance vie pour bien démarrer

En avril 2019, dans l’objectif de pouvoir lui payer son permis de conduire, financer ses études, éventuellement une petite voiture, nous avons choisi de lui ouvrir une assurance-vie. Nous y avons déposé 5,5 k€ et nous visions les 7,5 k€ au bout de 15 ans sans rien avoir à faire d’après notre conseiller en gestion de patrimoine.

Comme nous n’y connaissions pas grand-chose alors, nous avons fait confiance à notre conseiller. Nous avons ainsi négligé cette assurance-vie (et la nôtre) pendant 2 ans, préférant nous concentrer sur l’éducation de notre fils et notre rôle de parent.

Malheureusement, il s’est avéré que lorsque nous avons enfin pris le temps de nous y intéresser, nos assurances-vie avaient toutes les deux perdu de l’argent. Les supports choisis au départ n’étaient pas du tout adaptés à nos besoins.

L’une de nos erreurs a été de ne pas faire de versements réguliers sur nos assurances-vie (même si à l’époque, nous n’en avions pas la capacité). Ayant acheté lorsque le cours de la bourse était très haut, il est logique que nous soyons en négatif car nous n’avons pas acheté de parts lors des chutes et donc nous n’avons pas lissé le coût moyen de nos parts.

Pour pallier cela, et grâce à une petite revalorisation de 100€ en fin d’année 2021 nous envisagions d’alimenter nos assurances-vie à hauteur de 50€/mois chacune. Néanmoins, à la suite d’ une discussion assez technique avec le conseiller en investissement boursier de notre cabinet de gestion, ce n’est finalement pas le choix qui a été fait :

  • D’une part, notre assurance-vie disposait d’un fonds conséquent en obligations. Ainsi, nous avons décidé d’investir mensuellement cet argent comme si nous le faisions depuis notre compte courant. Cela a l’avantage de ne pas utiliser notre revalorisation de salaire.
  • D’autre part, nous voulions maximiser les chances d’atteindre l’objectif de l’assurance-vie de notre enfant. Celui-ci est prioritaire pour nous, car nous n’envisageons pas que notre fils commence dans la vie active sans permis de conduire et la voiture associée. S’il peut avoir en prime un peu de capital comme épargne de précaution, cela lui sera forcément bénéfique pour se sentir à l’aise et commencer à investir. Ainsi, nous avons mis 100 % de notre revalorisation sur celle-ci.

Du coup, nouvel arbitrage en septembre 2021 via notre conseiller en gestion. Cependant, à la suite d’un “problème informatique”, cela n’a pas été pris en compte et cela ne le sera qu’en juin 2022. Donc nous avons encore perdu une année…

Dernièrement, nous avons commencé à nous intéresser à ces assurances-vie, leurs contenus et les contrats attachés. Nous avons décidé de laisser 1 an à l’essai les choix de notre conseiller et si cela n’est toujours pas en adéquation avec nos besoins, nous ferons un nouvel arbitrage. Le défi maintenant est donc de savoir quoi faire dans un an, et les options sont nombreuses !

Une SCPI comme première rente

En 2021, au lieu de laisser dormir les 2,5 k€ de son livret A placé à un taux de 0,5 %, nous avons pris la décision de lui ouvrir une SCPI avec ces fonds. En effet, des intérêts annuels s’élevant à 11,14€ nous ont clairement indiqué qu’il perdait de l’argent en ce moment. Pas terrible comme début dans la vie 🙂

Des intérêts sur livret A qui ne préparent pas l'avenir

Nous avons choisi comme support la SCPI CORUM XL du fait de l’accessibilité du prix des parts et le potentiel de revalorisation du patrimoine de cette SCPI (qui se confirme avec une revalorisation prévue prochainement de 2 à 3 %).

Il a acquis 14 parts à 189€ soit 2646€.

La date de jouissance de ses parts est à 05/2022, date à laquelle il va toucher ses premières rentes qui seront totalement réinvesties. Les gains nets (avant revalorisation des parts) sont prévus à hauteur de 100€/an soit presque 10 fois plus que ce qu’il avait sur son livret A.

Ci-dessous une simulation pessimiste sur 15 ans. À lui ensuite de faire grandir ce capital dès qu’il le pourra.

Simulation des gains sur une SCPI sur 15 ans pour préparer l'avenir de notre enfant

La transmission de notre patrimoine

Ce blog et les articles de cas associés présentent notre vision de l’avenir et notre patrimoine. Nous réfléchissons d’ores et déjà à transmettre à notre enfant notre patrimoine de façon optimisée afin que :

  • Le fruit de nos efforts revienne majoritairement à notre fils et non à l’État qui se sera déjà servi tout le long de la construction de ce capital,
  • Il ne se retrouve pas en difficulté le jour où il faudra payer les droits de succession.

Pour le premier point, cela va nous demander de la rigueur et de l’organisation, l’idée étant de profiter au maximum des dispositions mises en place par l’État comme les dons du vivant.

Pour le second point, nous prévoyons de constituer un capital qui sera dédié aux frais de succession.

Nous devrions avoir un peu de temps pour réfléchir à ce sujet et nous vous ferons bien sûr part de nos réflexions, de nos choix mais surtout des connaissances acquises lors du processus.

Et vous, quelles dispositions prenez-vous pour préparer l’avenir de vos enfants ?

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3 réactions sur “ Comment préparer l’avenir de ses enfants ? – Étude de cas #9 ”

  1. Ping Notre défi : 52 études de cas pour partager - La voie des finances

  2. Alexandre HUET Réponse

    En effet c’est une excellente démarche de transmettre tôt un capital sur des actifs passifs! Je n’ai pas encore d’enfant mais c’est aussi ce que je planifie de faire…
    Bon retour d’expérience aussi d’étaler les investissement et de ne pas faire un achat trop conséquent d’un coup! Merci beaucoup

    • Fabien et Isabelle Auteur ArticleRéponse

      Bonjour Alexandre, merci pour votre retour. Le support choisi n’est peut-être pas idéal au vu des différentes charges et des performances annoncées mais au moins nous le maitrisons. Au vu de la durée, je pense que nous aurions pu tenter quelque chose de plus risqué en bourse mais bon… nous verrons plus tard. à bientôt

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