Notre liberté financière, mais à quel prix ?! Étude #14

Quel serait le prix réel de notre liberté financière ?

Depuis maintenant quelques années, notre objectif est clair : nous voulons avoir plus de temps pour nous. Pour atteindre notre but, la première étape est de réussir à devenir libre financièrement.

Là encore, nous avons défini ce que cela voulait dire pour nous d’être indépendant d’un point de vue financier : nous aimerions nous émanciper du salariat en investissant notre argent. De ces placements, nous visons un minimum de 2 500 € de revenus passifs par mois.

2 500 € par mois, si l’on écoute tous ces vendeurs de rêve sur Internet, cela peut sembler facile à atteindre. Pour y parvenir, il existe une multitude de choix qui s’offrent à nous.

Cependant, même si cette étape est indispensable à la réalisation de notre rêve, nous ne sommes pas prêts à tout sacrifier pour l’atteindre plus rapidement.

Dans cette étude de cas, nous allons vous présenter les choix qui pourraient nous permettre d’accélérer notre route vers l’indépendance financière, et les freins qui nous retiennent.

Réduire notre objectif

Lors de la définition de nos objectifs nous avons pris conscience que le montant de capital atteint pour “prendre notre retraite” ne constituait pas l’élément essentiel. Le point important est en réalité le temps. Car si notre objectif pour arrêter de travailler est d’avoir 1 M€ de capital investi, nous n’attendrons pas de les avoir si cela doit prendre encore 30 ans ! C’est pour cette raison que nous avons découpé notre cible en trois seuils :

Les 3 niveaux de notre objectif
Les 3 niveaux de notre objectif

Les 3 niveaux de notre objectif

Ainsi, nous ne sommes pas prêts à travailler encore 30 ans, même si cela nous permet de capitaliser le million attendu. Nous préférons revoir notre objectif à la baisse si cela prend trop de temps, quitte à développer des activités rémunératrices qui nous intéressent en plus, ou à diminuer certaines dépenses.

Suivant le niveau de l’objectif atteint, nous avons déjà intégré quelles seraient nos dépenses :

  • Besoins
  • Besoins + un peu de hobbies
  • Besoins + pas mal de hobbies.

Quitter la France

C’est bien connu, la France fait partie des pays où la pression fiscale est la plus importante (nous nous battons avec le Danemark pour la 1ère place. En 2021, nous étions 2nd). Son taux de TVA s’élève par exemple à 20 %, le taux d’impôt sur les sociétés est fixé à 33,3 % et le taux de l’impôt sur le revenu atteint 45 % pour les tranches de revenus au-delà de 160 k€.

Pour cette raison, il n’est pas rare d’entendre parler d’évasion fiscale ou de personnes riches qui s’expatrient.

De la même manière, le coût de la vie y est relativement élevé. Ainsi, selon une étude menée par le site DonnéesMondiales.com, la France se positionne à la 24ème position sur 118 pays en termes de coût de la vie.

Ainsi, dans un souci d’économies, il pourrait être tentant de partir vivre dans un pays dont la fiscalité et le coût de la vie sont bien inférieurs à ceux en France. La Thaïlande, les Philippines, Malte, sont des destinations prisées dans ces cas là.

En choisissant de quitter notre pays, nous pourrions ainsi envisager d’arrêter de travailler plus tôt que prévu, car avec un niveau de dépenses moins conséquent que prévu, nos ressources n’auraient elles-mêmes pas besoin d’atteindre le niveau que nous nous sommes fixés.

Mais à cette solution nous y voyons plusieurs freins :

  • D’abord, nous n’avons pas envie ! Malgré l’imposition, nous sommes bien en France, avec une protection santé fournie, un pays relativement épargné des éléments naturels et des conflits majeurs. C’est le pays le plus visité au monde depuis de nombreuses années, nous aimerions donc bien pouvoir en profiter un maximum !
  • Même avec les moyens de communication actuels, nous nous couperions de nos familles et de nos amis. De plus, avec un faible niveau de revenus, nous n’aurons pas les finances pour faire de nombreux allers-retours.

Sacrifier l’avenir de notre fils

Oui, vous avez bien lu : sacrifier l’avenir de notre fils ! 

Comme vous le savez sans doute, depuis la naissance de notre fils nous avons mis en place un certain nombre de placements qui doivent nous servir à financer plus tard notamment son permis de conduire, ses études, etc. Nous avons par exemple ouvert une assurance-vie à son nom sur laquelle nous avons mis 5 500 € et versons 100 € par mois. Nous avons également placé près de 2 500 € sur une SCPI qui vit sa vie.

Ces placements, même s’ils ne semblent pas énormes, représentent néanmoins un frein à nos propres objectifs. Car en investissant pour lui, nous n’investissons pas pour nous !

Bien entendu, vous l’aurez compris, même si cela constitue un frein, il n’est pas question pour nous de stopper les mesures mises en place. Permettre à notre fils de partir sur de bonnes bases fait également partie de nos objectifs.

Ci-dessous le “manque” à gagner par rapport à si nous avions placé cet argent :

Tableau de ce que nous aurions pu gagner si nous avions placé l'argent de notre fils
Tableau de ce que nous aurions pu gagner si nous avions placé l’argent de notre fils

Quitter notre résidence principale

Nous avons acheté notre résidence principale en 2014. En comptabilisant le coût d’achat, les intérêts, les frais divers et les travaux, elle nous est revenue à près de 260 k€. De plus, l’emprunt immobilier contracté touche à sa fin.

Deux possibilités s’offrent à nous :

Vendre

Depuis notre achat, le prix de l’immobilier dans notre région n’a jamais cessé de grimper. À titre de comparaison, la maison voisine de la nôtre, 100 m² de terrain en plus, mais 35 m² de maison en moins, pas de terrasse ni de garage,et avec des travaux à prévoir, s’est vendue 230 k€ hors frais de notaire. Ainsi, il ne nous paraîtrait pas aberrant de pouvoir revendre notre logement près de 300 k€ voir 350k€. Vendre notre résidence principale aurait plusieurs avantages :

  • Bénéficier d’une plus-value confortable,
  • Libérer notre capacité d’emprunt pour réinvestir,
  • Nous pourrions déménager dans une région moins onéreuse.

Louer

Maintenant que notre maison est quasiment terminée de payer, nous pourrions également envisager d’acheter une autre propriété et de mettre l’actuelle en location. L’idée serait bien sûr de percevoir un loyer suffisamment élevé pour prendre en charge notre emprunt et les charges (impôts, amortissements, etc.).

Là encore, nous pourrions déménager dans une zone où le prix de l’immobilier est encore raisonnable.

Mais…

La vente ou la location ne représentent pas réellement un problème. Même si nous nous sentons bien dans notre maison, nous n’y sommes pas attachés au point de vouloir absolument y vivre pour le restant de nos jours.

Le frein se situe davantage du côté du relogement. En effet, même avec une plus-value importante, nous ne pouvons espérer arrêter de travailler. À moins de chercher un nouvel emploi, nous devons donc oublier l’achat dans une autre région moins chère.

Or trouver un logement à un prix abordable chez nous relève du miracle. Nous devrions alors sacrifier notre confort de vie, soit pour :

  • Acheter beaucoup moins grand, un appartement, afin d’être à proximité de notre lieu de travail.
  • Acheter beaucoup plus loin, ce qui multiplierait le temps de trajet jusqu’à notre lieu de travail (or c’est ce temps de trajet qui nous a poussé à rechercher la liberté financière !).

Tout déménagement impliquerait un changement d’école pour notre fils, un éloignement de ses grands-parents et donc un changement d’organisation à prendre en compte.

Diminuer notre train de vie

Nous l’avons déjà fait au moment de l’achat de notre résidence principale. Avec notre emprunt immobilier, nous devions compter chaque centime, veillez à ne rien gaspiller. Ainsi, pour atteindre plus rapidement notre objectif, nous pourrions de nouveau diminuer notre train de vie au maximum et placer tout ce qui peut l’être. Nous pourrions supprimer tout loisir payant, ne plus sortir ni inviter personne.

Mais honnêtement, cela ne serait plus une vie !

Actuellement, nous n’avons pas un train de vie très élevé. Nous sommes plutôt minimalistes et faisons attention à n’acheter que l’essentiel, ou presque. Car si nous faisons tout pour pouvoir en profiter un jour, nous ne voulons pas nous priver trop maintenant. Surtout avec un enfant.

Donc faire attention, oui, mais pas au point d’être frustrés.

Tout miser sur le rouge

Un autre moyen qui nous permettrait peut-être d’arriver plus vite à nos fins serait de “tout miser sur le rouge”. Cela signifie prendre un maximum de risques pour accélérer les choses. Par exemple en jouant notre argent en bourse de façon agressive, en plaçant le tout sur les crypto-monnaies…

Pour nous, cela revient un peu à jouer à la roulette. Les risques sont beaucoup trop élevés à notre goût. Même si nous avons conscience que ceux qui gagnent sont souvent ceux qui ont osé prendre des risques, nous ne sommes pas prêts à tout. Nous avons un enfant, et même si cela ressemble à une mauvaise excuse, nous ne pouvons nous permettre de nous retrouver sans le sous.

Les choses sont toutefois à nuancer un peu. En effet, nous ne placerons pas nos revenus sur des supports risqués. Pour autant, nous plaçons de façon dynamique les primes d’intéressement et de participation perçues chaque année. Cet argent est de toute façon bloqué pendant 5 ans. Ne pouvant nous en servir dans l’immédiat, nous faisons comme s’il n’existait pas ; nous n’en avons pas besoin.

D’ici quelques années, une fois que nos revenus passifs seront suffisamment rémunérateurs, nous pourrons certainement envisager d’investir davantage de façon plus agressive avec notre argent. Pour le moment, nous préférons maintenir un profil de “bon père de famille”.

Travailler plus

Dans notre article consacré à la liberté financière, vous avez pu voir que la quatrième étape pour l’atteindre, consiste à multiplier ses sources de revenus. Ainsi, nous pourrions développer des activités complémentaires à côté de notre travail. Nous avons d’ailleurs un peu commencé avec l’écriture, la peinture sur figurines, le blog La voie des finances et sa chaîne YouTube.

Malheureusement, si une fois lancées ces activités génèrent des revenus passifs (pour l’écriture et le blog), elles demandent énormément de temps en amont. Quant à la peinture, elle constitue une activité à revenu actif.

Donc oui, nous pouvons travailler plus, mais une journée ne fera jamais plus de 24h…

Bloquer l’évolution de notre patrimoine

Dans nos objectifs, nous avons inclus un investissement mensuel de 600 €. Cela représente ¼ de l’objectif minimal. Nous pourrions donc supprimer ce budget de chaque objectif et ainsi gagner un temps certain.

Cependant, ce budget est prévu pour plusieurs raisons :

  • Continuer de faire croître notre patrimoine et ainsi petit à petit augmenter notre train de vie,
  • Compenser l’inflation afin que nous ne perdions pas en qualité de vie au fil des ans. Nos objectifs étant très bas, il faut prendre en compte l’inflation pour les années restantes de notre vie,
  • Augmenter le patrimoine que l’on pourra léguer à notre fils.

Ces quatre raisons sont trop importantes pour justifier le sacrifice de ce budget afin de gagner quelques années.

Conclusion

Il existe une multitude de manières d’atteindre notre objectif. Réduire nos dépenses, investir de façon plus agressive, travailler plus… Mais elles présentent pour nous des inconvénients non négligeables. Pour l’heure, nous ne sommes pas prêts à sacrifier ce que nous avons, même si cela signifie gagner quelques années sur notre cible.

Et vous, qu’êtes-vous prêt à faire pour réaliser votre rêve ?

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3 réactions sur “ Notre liberté financière, mais à quel prix ?! Étude #14 ”

  1. Ping Notre défi : 52 études de cas pour partager - La voie des finances

  2. Alexandre HUET Réponse

    En effet, tout n’est pas acceptable ! Personnellement, j’ai a peu près les même avis que vous. Par contre je n’ai pas encore d’enfant et je ne suis pas encore sur de la stratégie financière que j’aimerais construire pour lui… Mais j’ai encore le temps ^^

    • Fabien et Isabelle Auteur ArticleRéponse

      C’est ainsi que nous avons défini notre gestion du risque. Il est clair que nous aurions été un peu moins prudent sans notre fils mais notre résidence principale reste un atout dans notre sérénité. La sérénité vient également avec le temps et le capital qui augmente 🙂

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