Garder sa motivation

Garder sa motivation pour atteindre ses objectifs, cela représente une épreuve ! Car vous avez un objectif, et vous avez peut-être utilisé la méthode SMART pour le définir ? Si ce n’est pas le cas et que votre objectif est conséquent, nous vous invitons à suivre cette méthode afin de le préciser de façon claire.

Maintenant que vous avez un objectif SMART, cela implique une chose importante, votre objectif est ambitieux ! Cela veut aussi sans doute dire qu’il sera long à atteindre, plusieurs mois, années voire décennies.

Mais dans ce cas, comment conserver intacte votre motivation initiale ?

Motivation : définition

D’après le Larousse, la motivation a 6 définitions distinctes. Nous proposons de résumer les deux définitions qui s’appliquent dans notre cas :

La motivation est ce qui explique et justifie une action. C’est un cumul d’intérêts, de raisons, d’envies qui nous motive à agir.

Decy et Ryan sont allés plus loin avec leur théorie de l’autodétermination dans laquelle ils mettent en avant trois types de motivations :

  • La motivation intrinsèque : Decy et Ryan définisse la motivation intrinsèque comme le plus haut niveau d’autodétermination du fait que l’on s’engage volontairement et spontanément dans notre objectif  sans attendre de récompense externe
  • La motivation extrinsèque : ils définissent la motivation extrinsèque par le fait que l’action n’est plus effectuée par envie, mais par obligation externe comme la pression sociale, une punition, l’attente d’une récompense, etc… Ils divisent la motivation extrinsèque en 4 sous catégories:
    • La régulation externe : l’action est effectuée suite à une demande externe, une obligation ou par recherche de récompense
    • La régulation introjectée : l’action est effectuée par les pressions externes qui apportent un sentiment de culpabilité voire de honte
    • La régulation identifiée : vous vous engagez dans un groupe qui pratique une activité proche de celle que vous souhaiteriez faire plus tard. Vous êtes donc obligé de suivre ce groupe avec pour objectif d’être formé pour vos futures actions.
    • La régulation intégrée : l’action est effectuée par association à une valeur (comme l’écologie) ou parce qu’elle correspond à votre moi intérieur.
  • L’amotivation est le niveau le plus bas d’autodétermination. Il y a donc action sans motivation et donc sans engagement réel et sans s’intéresser au résultat de l’action.

Il est important de noter les deux éléments ci-dessous :

  • La motivation intrinsèque et extrinsèque ne sont pas opposées et peuvent se cumuler
  • L’amotivation est la première raison d’échec d’un objectif. Dit autrement, si l’on perd sa motivation, alors on a de fortes chances d’échouer.
Les différents types de motivation selon Decy et Ryan
Les différents types de motivation selon Decy et Ryan

Le stimulus d’un nouvel objectif

Lorsqu’on démarre un objectif de façon volontaire, on répond souvent à un besoin ou une envie. On s’implique souvent corps et âme dans ce projet stimulant où tout est à faire, à développer, à découvrir. On met en place nos outils comme le SWOT, la scorecard, les indicateurs.

Les lecteurs de cet article ont également lu l’article : “Piloter ses objectifs”

C’est tellement stimulant qu’il est très vite possible de devenir accro à la nouveauté : chaque action a un impact énorme sur l’avancement. Les indicateurs s’affolent pour une action faite ! Lorsque c’est la 2ème, cela représente une progression de 100 %, car on a doublé la quantité de travail effectué.

Malheureusement, cette première phase est souvent de courte / moyenne durée et ensuite nous rentrons dans la routine du projet. La scorecard est à refaire une fois par an avec un suivi par trimestre où peu de chose bouge. Idem pour le SWOT et pour les indicateurs. Ils évoluent tranquillement à coup de 0,1 % par ci et 0,1 % par là.

Certains appellent cela la traversée du désert où l’avancement du projet n’est pas proportionnel aux efforts effectués.

C’est alors que, dans vos recherches, vous trouvez un autre sujet passionnant ! Vous commencez à creuser celui-ci et très vite vous délaissez celui en cours pour vous consacrer à ce nouveau projet où tout reste à faire. Et vous pouvez enchainer cela pendant très longtemps. Combien de personnes commencent un jeu sans jamais le terminer ? Ou un sport avec une courbe de progression initiale énorme et lorsqu’il faut franchir le premier cap arrêtent ?

C’est pour cela que dans l’article Piloter ses objectifs nous conseillons de noter vos idées dans votre liste d’idées pour ne pas les oublier, mais de ne pas travailler dessus hormis lors d’un des audits et seulement si cela est en lien avec votre objectif en cours.

Nous connaissons donc les dangers de la traversée du désert. Mais comment les éviter et maintenir sa motivation ?

Conserver sa motivation !

Dans ce blog, nous parlons de vos objectifs. Donc qui dit VOS objectifs, dit que vous êtes naturellement motivé pour les atteindre. C’est une motivation intrinsèque et le résultat répond à l’un de vos besoins ou l’une de vos envies. C’est très puissant comme source de motivation, mais est-ce assez puissant pour tenir des semaines ? Des mois ? Des années ? Surtout si le résultat est sous forme de tout ou rien, c’est-à-dire qu’il n’y a pas de marque visible de progrès tant que l’objectif n’est pas totalement atteint. Dans ce cas, on peut douter de soi, de la pertinence de son objectif et des efforts à effectuer pour l’atteindre.

C’est à cette phase précise que la plupart des abandons d’objectifs se réalisent.

Nous allons voir ci-dessous comment contrer cette phase en utilisant la motivation extrinsèque comme booste.

Un rappel visuel : la régulation externe

C’est la motivation la plus simple à mettre en place. Essayez de schématiser vos envies / vos besoins. Par exemple, essayez de trouver une image pouvant illustrer votre objectif, et placez-la dans un endroit où vous vous trouvez régulièrement.

Cependant, ce système a une faille. Tout élément fixe dans un environnement intègre cet environnement et ensuite on ne le prend plus en compte.

Deux alternatives :

  • Changer régulièrement de place votre image pour la mettre dans un nouvel endroit où elle vous sautera aux yeux (la porte du frigo par exemple),
  • Trouver une nouvelle image si celle que vous aviez ne correspond plus à votre objectif ou si elle n’est plus assez impactante.

L’engagement public : la régulation introjectée

Une image, c’est bien, cela fait un stimuli au cerveau. Mais quoi de mieux que de faire appel à votre parole ? À votre honneur ? Engagez-vous auprès d’autrui. Parlez-en à votre famille, à vos amis, à des personnes qui comptent pour vous. Il est essentiel que l’intérêt que ces gens vous portent soit important pour vous, car vous ne voudrez pas les décevoir.

Si vous n’avez que faire de l’opinion de la personne à qui vous avez partagé votre objectif, dans ce cas vous n’aurez pas le stimulus recherché.

Attention également à ne pas divulguer vos objectifs sur des canaux que vous ne pourrez pas contrôler, notamment internes (Facebook, insta…). Vous risquez de vous créer une pression sociale assez difficile à assumer.

La participation à un groupe : la régulation identifié

Si vous avez besoin de vous engagez auprès de plus de personnes, choisissez des connaisseurs ou des personnes qui possèdent les mêmes objectifs que le vôtre. Si votre objectif est quelque chose de connu, il doit y avoir des groupes, des forums, des blogs… qui en parlent, rejoignez les ! En plus d’avoir le stimulus dans l’engagement, vous aurez le support de personnes ayant réussi votre objectif ou en train de le réaliser. Vous pourriez vous faire assister dans la traversée du désert.

L’utilisation d’outils 

La motivation reste présente tant qu’il y a du progrès. Cependant, certaines phases de développement d’un projet demandent beaucoup de temps et d’investissement pour un progrès quasi inexistant ! Mais est-ce vraiment le cas ? En principe, si vous avez suivi la méthode SMART à la lettre pour définir votre objectif, celui-ci devrait être mesurable. Ne serait-il donc pas possible d’avoir des progrès en continu ? Même en trichant un peu ?! Par exemple en faisant parler les chiffres ?

Par exemple, vous pouvez fragmenter votre objectif et les cibles à atteindre pour avoir plus de victoires à fêter. C’est une seconde utilisation de la scorecard. Vous passez alors d’un objectif à plusieurs sous-objectifs et chacun de ces sous-objectifs a son propre état d’avancement. Ou suivre les résultantes de vos actions, fêter les progrès réalisés autant que les résultats.

Rappelez vous, ce qui compte c’est le voyage et non la destination (même si la destination compte quand même un peu).

Utilisez des graphes ou courbes pour mettre en forme vos données, des lignes dans un tableau. Car voir des camemberts évoluer, cela fait du bien à la motivation !

Utilisez les pourcentages pour tout. Tout ce que vous suivez, passez-le en pourcentage ! Encore une fois, c’est une donnée universelle plus facile à appréhender et plus simple pour comparer les impacts de chaque action.

La confiance !

Si vous avez lu nos articles de la section Objectifs, vous avez mis en place des outils solides, adaptés du monde industriel. Ainsi, vous avez des indicateurs. Vous savez comment auditer vos procédés. Votre plan se déroule comme vous l’aviez prévu en début d’année. Vos faiblesses et menaces sont identifiées et suivies. Alors, de temps en temps n’hésitez pas à lever le pied.

Par exemple, si vous devez partir en vacances, partez l’esprit libre. Les vacances, c’est les vacances ! Vous faites une pause et vous n’évoquez pas le sujet (voire vous l’évitez). Vous n’en serez que plus motivé à replonger dedans à votre retour.

Si votre objectif demande un investissement financier, qu’il vous reste 50 € à la fin du mois et que c’est l’anniversaire de votre moitié. Allez au restaurant ! Vous vous êtes déjà payé en premier, pas besoin de sur performer vos objectifs en permanence. Vous ne cumulerez pas de regrets et cela vous fera une soirée pour vous détendre et libérer votre cerveau.

Conclusion

Cette conclusion sera le symétrique de l’introduction. Vous avez un objectif SMART. Votre objectif est donc Atteignable et Réaliste. Nous vous avons montré les outils pour piloter cet objectif. La seule raison pour laquelle cela pourrait ne pas fonctionner, c’est l’abandon.

Alors pour rester motivé, engagez-vous, mesurez vos progrès et fêtez vos victoires, même les plus petites. Et surtout croyez en votre plan sans chercher à en faire trop !

Et vous, quelles sont vos astuces pour garder votre motivation ?

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